Procès‑verbal de la réunion du Groupe d’action collectif du littoral du Nouveau-Brunswick (GRACOLI)   

Le 17 mars, 2008, 10:00 heures

Ministère de la santé, Bureau 172, Moncton

 

Présents : 

Dominique Audet, l’Association des bassins versants de Shediac

Laura Barrett, Eastern Charlotte Waterways Inc. (ECW)

Harry Collins, Miramichi River Environmental Action Committee (MREAC)

Conrad Cormier, l’Association des pêcheurs récréatifs du sud-est du NB

Rémi Donelle, l’Association du bassin versant de Kent

François Emond, Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)

Ernest Ferguson, Service Pêches et Océans, Région du Golfe (MPO)

Larry Hildebrand, Environnement Canada (EC)

Marianne Janowicz, N-B Ministère de l’environnement (MENV)

(Remplaçante: Kim Hughes, N-B Ministère de l’environnement)

Susan Linkletter, Alliance du bassin versant de Petitcodiac

Rob MacDougall, Pêches et Océans, Région des Maritimes (MPO)

Marc-André Plourde, Les Ami(e)s de la Kouchibouguacis

Kim Reeder, St. Croix Estuary Project (SCEP)

Luc Richard, Alliance du Bassin versant de Petitcodiac

Peggy Thompson, Eastern Charlotte Waterways Inc. (ECW)

 

Absents:

Kathy Brewer, Agriculture et Aquiculture du NB (MAA)

Nada Comeau, l’Association des bassins versants de la grande et petite rivière Tracadie

Raymond Gallant, Comité Sauvons nos Rivières Neguac Inc.

Jocelyne Gauvin, Le Groupe de développement durable du Pays de Cocagne

Monique-Anne Morin, N-B Ministère des Pêches (MDP)

Frédéric Paillard, Groupe du bassin versant de la région de Cap-Pelé

Annick Poirier, Partenariat pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet

Élie Roussel, Comité de gestion environnementale de la rivière Pokemouche

Karen White, N-B Ministère de la Santé (MS)

 

Actions de Réunion:

  1. Mesure pour L. Hildebrand: Faire le point sur La loi et règlements de la Commission canadienne  des pêcheries et océans et le traitement des eaux usées au niveau des municipalités.
  2. Mesure pour E. Ferguson: Fournir un modèle de Rapport sur l’examen des écosystèmes (REE) , le répertoire des bassins versants de 2004, et le point sur le rapport scientifique de la Baie de Lamèque.
  3. Mesure pour le secrétariat: Rassembler les résultats des sondages du ONGE et les afficher sur le site web du GRACOLI; et les envoyer à Raissa Marks du AEVNB.
  4. Mesure pour le secrétariat: Contacter le service des Ressources Naturelles pour l’éventualité d’une présentation sur les propriétés de terres submergées et la façon dont on en fait la gestion.
  5. Mesure pour le secrétariat: Contacter Melissa Cummings au sujet d’une présentation DDPH (éviter du poisson habitat détérioration, destruction ou perturbation).
  6. Mesure pour le secrétariat: Contacter John Legault ou Brad Firth au sujet d’une présentation sur les logiciels d’applications Google Earth.
  7. Mesure pour le secrétariat: Rassembler l’information sur la surveillance des nutriments; en faire la distribution aux membres du GRACOLI. (Projet de mappage pour le prochain exercice financier.)

 

P. Thompson (Présidente) fit l’ouverture de la réunion et l’introduction des membres du groupe de discussion.  Elle présenta un bref compte-rendu des questions et mesures résultant de la réunion du GRACOLI du 21 janvier.

  • P. Thompson demanda à E. Ferguson de faire le suivi sur les mesures suivantes; et d’élaborer sur la possibilité des groupes ONGE s à recevoir les données du PCSMA (Programme communautaire de surveillance aquatique) et de fournir les renseignements du Groupe de travail sur les zostères marines; et faire le point sur la production des affiches et brochures.  E. Ferguson mentionna que les résultats provenant du PCSMA serontt présentés lors d’un atelier de travail qui se tiendra la semaine suivante pour tous les bassins versants participant à ce programme.  Il indiqua que le groupe de travail sur la zostères marines tiendrait une réunion en avril afin de déterminer un plan de travail pour l’an prochain et développer un protocole d’échantillonnage sur les zostères marines.  Quant à la production des brochures et affiches, il semble que la réalisation de celles-ci serait pourrait être réalisé lorsque la zostère marine sera classé  «habitat critique » ou que les brochures soient créées lorque nous aurons plus d’information provenant du comité de travail
  • L. Barrett  présenta un sommaire de l’information recueillie sur les « carrières et fosses »; question présentée à la dernière réunion.  Ci-joint, le sommaire en question.

 

P. Thompson: demanda aux représentants gouvernementaux présents de faire le point sur leurs activités.

 

E. Ferguson: Un échantillonnage  sur les sulfures d’hydrogène fut effectué au cours de l’été dernier et cet hiver suite aux problèmes telles les odeurs et la production d’algues marines dans la baie de Lamèque.  Récemment, les résultats de l’échantillonnage ont démontré une amélioration de la qualité du sédiment de la baie.  Toutefois, des nutriments dans la colonne d’eau sont toujours présents.  La source primaire de nutriments provenait d’une usine de traitement du poisson et on remarque une amélioration des sédiments depuis que l’usine a adopté les pratiques du document « Meilleures pratiques de gestion», « Le traitement des produits de la mer »,  par l’Institut de recherche sur les zones côtières à Shippagan (www.irzc.umcs.ca/flash_content/ppm_bpg.html) ainsi que l’amélioration du traitement des effluents .  Il indiqua qu’une étude scientifique serait publiée prochainement sur la situation dans la baie de Lamèque.

  • Question présentée: ‘’Les usines de traitement du poisson utilisent-elles les « Meilleures pratiques de gestion » développées par l’Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC)?’’
  • E. Ferguson avisa qu’il ne pouvait l’affirmer.

E. Ferguson avisa que les groupes des bassins versants ont fait une requête pour développer un protocole sur la sédimentation et qu’une réunion fut tenue avec les groupes à cet égard.   Carole Godin travaille présentement sur cette question et celui-ci espère que le protocole sera finalisé cette saison.  Pour terminer, la  question des projets de compensation suite à une autorisation( DDP); il avisa qu’une réunion avec le ministère des Transports fut tenue afin de discuter de la question: « Sous quelles circonstances peuvent-ils  appliquer la destruction d’habitats?».  Il fit part d’autres projets potentiels de compensation suite à une autorisation( DDP), soient « le banc d’huîtres dans la Baie de Caraquet, le passage  du poisson dans le Indiantown Brook et la Black River; et du travail de stabilisation du Lord & Foy sur la grande rivière Tracadie.

  • On posa la question suivante: « MPO refuserait-il l’autorisation d’un projet lorsque celui-ci impliquerait la destruction d’une zone de frayères parfaitement saine? »
  • E. Ferguson avisa que tout d’abord, on doit demander à la partie prenante si le projet peut être déplacé; sinon, on peut leur demander d’en changer le concept afin de minimiser l’impact sur l’habitat.  Un tel projet peut être refusé lorsqu’il a le potentiel de détruire un habitat important.

 

F. Emond  ne rapporta aucune activité nouvelle pour son organisme.

 

R. MacDougall avisa que le programme « Ports de petits bateaux » de MPO et le ministère des Transports accueillent vivement les projets reliés au DDP.  Mélissa Cummings (melissa.cummings@gnb.ca) est présentement la coordonnatrice au le ministère des Transports pour les deux secteurs: Régions du Golfe et Région des Maritimes du MPO.

·        On présenta des demandes de renseignements sur: 1) les projets de rétablissement devant être  finalisés dans le secteur même où ces habitats furent détruits et, 2) Peut-on utiliser DDP pour les projets de recherche?

·        R. MacDougall avisa que les projets de rétablissement s’avèrent nécessaires normalement à l’endroit approximatif où la destruction se produisit; cependant, ça ne veut pas dire que des projets provenant d’autres endroits ne seront pas considérés.  Toutefois, DDP ne peut être utilisé pour la recherche.

·        On remarqua que parfois les collectivités peuvent faire plus de tort que de bien lorsqu’il s’agit du rétablissement d’un projet compensation car celles-ci ne possèdent nécessairement pas l’expertise afin d’assurer que le projet soit scientifiquement acceptable; un partenariat officiel entre MPO et le groupe responsable de l’exécution du projet serait souhaitable et plus efficace puisque MPO est en mesure de  fournir ce genre d’expertise. 

·        R. MacDougall  remarqua que tous les projets DDP doivent au préalable comprendre un plan de gestion acceptable avant d’exécuter tout projet.  Lorsqu’un partenariat officiel existe déjà, la tâche d’obtenir un permis d’altération de cours d’eau est par conséquent plus rapide.

 

L. Hildebrand avisa que les règlements en vertu de la Loi sur les pêcheries sont susceptibles de changer pour le traitement des eaux usées des municipalités.  Il en fera le suivi.  De plus, il discuta du partenariat (ESIP) Ecosystem Indicator Partnership sous la tutelle du Conseil du Golfe du Maine lequel utilise un outil\système d’information et de mappage interactif (Indicator Reporting Tool and Monitoring Map) (http://gulfofmaine.org/esip).  On peut retrouver ces deux applications interactives sur le site web.  Il discuta également de l’Initiative axée sur l’écosystème du Canada atlantique se trouvant présentement dans une période de transition de deux ans (www.ec.gc.ca/ecosyst/docinfo.html).  Il discuta de sa participation à un atelier de travail tenu en vue de déterminer la possibilité de créer une Commission des océans canadiens.  Il indiqua que le Comité de planification du ONGE en Colombie britannique présenta une idée pour la création d’une commission; le groupe en question est composé de la Fondation David Suzuki, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), la Living Ocean Society, le Sierra Club Canada et le Fonds mondial pour la nature Canada et dans l’éventualité de la création de cette commission, il serait bon que le GRACOLI formule quelques-unes de leurs idées.  Il tiendrait les membres au courant de tout développement concernant cette initiative.

 

M. Janowicz avisa que les commissions de planification seront créées, et incorporeront un programme de mappage (Open City).  Ceci permettra aux commissions de faire la revue de plusieurs projets déjà évalués à Fredericton, par le MENV. 

  • R. MacDougall avisa que son ministère rassemble présentement des renseignements sur le logiciel SIG (GIS) pour la vallée basse de la rivière Saint John et exprima le désir d’afficher l’information sur le logiciel « Open Cities ». 

 

P. Thompson demanda aux représentants ONGE présents de faire le point sur leurs activités.

 

C. Conrad avisa que son groupe travaille présentement sur une étude concernant l’érosion et la sédimentation dans leur région et un programme d’intendance des zones riveraines.

 

H. Collins fit part de projets éventuels; dont la classification des eaux et une recherche du Programme du Réseau canadien de bio-surveillance aquatique dans la région de Renous assisté d’un étudiant du Programme doctoral. Son organisme a l’appui financier du Fonds de Fiducie de la Faune du NB (FFFNB) pour effectuer une recherche sur une espèce rare de moule appelée (Alasmidonta varicosa), espèce indicatrice retrouvée dans la région de Doaktown; cette recherche doit déterminer si elle existe dans d’autres secteurs.

 

L. Richard avisa qu’il quitterait son organisme sou peu; S. Linkletter assumera son poste.  

 

D. Audet fit part de l’appui financier reçu du FFFNB pour développer un protocole de sédimentation.

 

R. Donelle indiqua que Jocelyne Gauvin du Groupe de développement durable du Pays de Cocagne a complété un guide pour les entreprises afin d’adresser les changements climatiques.

 

K. Reeder avisa que son groupe fait la mise à jour d’une étude par Art MacKay datant de 1978.  De plus, la carrière située à Bayside comporte toujours une préoccupation importante pour leur organisme.

 

M. Plourde  fit part du projet entrepris avec son conseil de direction concernant le renouvellement d’un plan stratégique; citant trois principaux secteurs: 1) routes, ponts et ponceaux, 2) développement des emplacements sur les littoraux et zones riveraines; et 3) eaux usées.

  • Il fit part de 3 demandes de renseignements concernant le frai des bars d’Amérique dans la Kouchibouguacis ainsi qu’une plante rare également retrouvée à cet endroit. 
  • M. Plourde remarqua qu’il n’existe à présent aucune zone de frai de bars d’Amérique dans la Kouchibouguacis; cependant, peut-être dans la Richibucto.
  • R. Donelle avisa qu’on a retrouvé une plante vasculaire, (Sagittaria calycina) dans les estuaires; ce qui est plutôt rare au NB; mais retrouvée globalement.  

 

P. Thompson avisa que son groupe continue son travail au niveau d’une coopérative de récolteurs de palourdes de la région y compris le transfert de techniques aquicultures vers Gowans Cove.

 

L. Hildebrand suggéra deux études intéressantes pour les participants: un Plan stratégique sur l’énergie marémotrice ainsi qu’un Rapport sur l’examen des écosystèmes (REE) pour chacun des groupes ONGE s du littoral.

  • H. Collins  remarqua que son groupe produit un rapport annuellement sur le sujet.
  • E. Ferguson avisa que MPO possède un modèle de REE.  Ces rapports sont déjà disponibles de quelques-uns de ces organismes.  Ces rapports traitent de l’information pour assister les bassins versant et les aideront à déterminer les lacunes d’information.
  • M. Janowicz avisa que le Partenariat pour les écosystèmes de la Baie de Fundy (BoFEP) s’est mérité un contrat pour l’établissement de réunions\consultations publiques concernant des sites pour l’énergie marémotrice à proximité des îles Campobello et Grand Manan.  Arthur Bull sera le facilitateur pour les six réunions publiques.  Le BoFEP compte un employé à temps partiel.

 

Michel DesNeiges de la Société pour l’avancement du droit de l’environnement du NB (SADE NB) fit une présentation (www.sade-els.org).  Il avisa que le SADE NB offre une clinique juridique comprenant des services de recherche bénévole disponibles aux groupes environnementaux; ainsi qu’aux gouvernements locaux.  Il remarqua que la clinique ne peut fournir aucun conseil juridique et ne peut représenter aucun client.  Toutefois, la clinique rassemble actuellement une liste d’avocats du secteur privé qui eux seront en mesure de fournir des services juridiques.  Il indiqua que la clinique invite présentement des offres concernant la recherche via leur Ligne ouverte au  (506) 389-8999.

  • Une discussion s’ensuivit sur la question « lobbying versus advocacy »; on remarqua que cette question serait appropriée comme nouvelle recherche pour la clinique juridique.  On indiqua que les gouvernements peuvent simplement appuyer les organismes à but non lucratif qui appartiennent au secteur juridique et non ceux du secteur « lobbying ».

 

Raissa Marks de l’Alliance de l’éducation viable du NB (AEVNB) fit une présentation (www.nben.ca/aevnb).  Voir lien informatique pour cette présentation.

 

P. Thompson introduit la prochaine question de l’ordre du jour.  « Quels sont les règlements et pratiques concernant les décharges directes de neige dans un cours d’eau\ou dans l’océan? »

  • M. Janowicz avisa que les règlements ne stipulent pas nécessairement que la neige ne doit pas être déchargée dans un cours d’eau quelconque; cependant ils stipulent que cette pratique doit être évitée à tout prix.  Elle indiqua que les sites de décharges de neige doivent comporter une distance de 30 mètres de tout cours d’eau et doivent être entourés complètement d’une clôture à neige.  Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site web suivant, www.gnb.ca/0009/0373/0001/0020-f.asp

 

P. Thompson demanda aux participants s’ils désiraient ajouter d’autres commentaires ou questions.

  • Quelques suggestions concernant des présentations à l’avenir; soient  Melissa Cummings du ministère des Transports (DDP) et John Legault ou Brad Firth de MPO (Google Earth – Images Satellites de la Terre).
  • On mentionna que les municipalités devront probablement développer un programme municipal vert afin d’obtenir leur part du fonds de taxes sur le pétrole.  Wayne Barchard de EC fournirait plus de renseignements à ce sujet.
  • Une question se présenta pour déterminer s’il serait avantageux de créer un dossier de présentation sur chacun des projets ONGE s du littoral.  On affirma qu’il serait très important que le GRACOLI affiche un plus grand nombre d’accomplissements à leur répertoire; et non seulement de se concentrer sur l’échange d’information si on désire voir le GRACOLI survivre.  E. Ferguson remarqua qu’un document ou répertoire des groupes de bassins versants a été préparé par MPO - Golfe afin de promouvoir l’éducation de leurs employés sur les activités des groupes.  On suggéra que la mise à jour et l’expansion d’un tel document seraient un excellent projet pour le GRACOLI.

 

La séance fut levée à 14:20 heures.